Premier regard

Le temps passe à une vitesse affolante. Parfois alors que je regarde mon bébé grandir, pousser comme un petit champignon, s’épanouir en un merveilleux petit garçon, je voudrais pouvoir figer certains de ces instants de sa petite enfance afin de les garder pour toujours … Ces petites mains qui fouillent son cou lorsqu’on lui demande de nous montrer son collier d’ambre, ces petits bruits adorables qu’il fait avec sa bouche lorsqu’il s’endort, ses petites mains potelées qu’il tourne et qu’il remue pour qu’on lui chante Les Marionnettes …

Les mois m’ont semblé passer plus vite depuis qu’il est né que jamais auparavant. 14 mois. Déjà. Exactement 14 mois depuis que j’ai mis au monde mon petit amour. 

Il y a des mois et des lunes de çà, j’ai écrit ce petit message …

Cette nuit je t’ai donné la vie. 

On m’avait dit que je ne te reconnaitrais pas. On m’avait dit qu’il me faudrait du temps pour me sentir ta mère. On m’avait dit que tu ne serais pas comme je t’imaginais. Que je devais m’attendre à ne pas te trouver beau, à mettre un moment à t’apprivoiser. 

Je ne t’imaginais pas. Je n’imaginais rien. Dès l’instant où tu as quitté mon ventre, et qu’on t’as posé sur moi, j’étais ta mère, et tu étais mon enfant.

Déjà instinctivement, j’ai ressentit ta détresse. Ton désarrois face à cette naissance trop brutale que tu venais de vivre.J’ai posé mes deux mains sur toi pour te rassurer, pour que tu sentes tout cet amour qui venait d’exploser en moi, mais on t’as emmené.J’ai trouvé ça violent. Pour toi surtout. Pour moi aussi. Je ne m’y attendais pas. On m’avait tant parlé de peau à peau.

La séparation a semblé durer des heures. Je m’inquiétais tellement pour toi ; Que ressentais tu si petit, déjà séparé de ta maman ? Seul dans un monde si nouveau et effrayant dont tu ne connaissais rien.

Lorsqu’on t’a ramené à moi, une éternité plus tard, nu dans ta couveuse, je t’ai reconnu. Mon bebe. Mon bébé si parfait. Tu as tourné ton petit visage vers moi, et je t’ai pris la main. Je n’avais jamais rien vu de plus beau au monde, ni aimé quelqu’un si fort. Mes bras me faisaient mal de ne pas pouvoir te prendre, tout mon corps trépignait d’impatience en attendant ce peau à peau qui pourrait enfin te rassurer. Tu avais l’air tellement perdu. 

Lorsqu’on t’as enfin posé sur ma poitrine tu as eu l’air un peu plus serein, est ce que toi aussi tu m’as reconnue? Ta peau si douce, ton corps tout chaud contre moi. Je n’avais plus peur de rien. Mon seul instinct étant de te protéger. Déjà je t’aimais.

On t’a présenté mon sein, tu l’as immédiatement happé. Le plus naturellement du monde tu as tété. Mon lait, son odeur sont alors devenus ton repère. Doucement tu t’es apaisé. La tendresse, la douceur de cette première tétée t’ont enveloppé dans une chaleur qui t’a sans nul doute rappelé celle qui t’avait bercé pendant neuf mois. Ainsi tu as découvert le gout de l’amour.

Moi j’étais soudain envahie d’un amour donc je ne soupçonnais pas l’existence. Tout était à nouveau exactement comme il devait être. A nouveau je te nourrissais, toi mon bébé, qui venait de faire de moi une maman.

IMG_0845_2

Publicités

8 réponses à “Premier regard

  1. Et bien dis moi tu as du talent, ce serait dommage que tu en restes là !!! J’espère que tu va reprendre ton blog sérieusement et que je pourrais te lire très souvent !
    Tu devrais même rejoindre la communauté de bloggeuses sur Hellocoton.fr, tu verras c’est très inspirant et motivant ! Bisouxxx

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s